
Confiance en soi
je suis...
Retrouver son équilibre et son assurance
Il y a des moments où l’on sait parfaitement ce que l’on voudrait faire ou dire, mais où quelque chose nous retient.
La peur de se tromper, le regard des autres, l’impression de ne pas être suffisamment compétent, intéressant ou légitime peuvent progressivement prendre de la place. On hésite davantage avant de parler, on revient plusieurs fois sur une décision, on cherche l’approbation ou l’on renonce parfois à certaines possibilités simplement parce que l’on ne se sent pas capable de les affronter.
Pour d’autres, la difficulté concerne davantage la confiance accordée aux autres. Une déception, une trahison ou certaines expériences peuvent conduire à devenir extrêmement vigilant, à interpréter plus rapidement certains comportements comme menaçants ou à garder une distance qui protège… mais qui finit parfois aussi par isoler.
La confiance n’est pourtant pas une certitude permanente. Avoir confiance, c’est pouvoir avancer malgré une part d’incertitude, en sachant que l’on dispose de ressources pour s’adapter à ce qui arrivera.

Comprendre la confiance en soi
La confiance en soi n’est pas un trait fixe que certaines personnes posséderaient naturellement et dont les autres seraient privées.
Elle se construit progressivement à partir de nos expériences, de ce que nous avons appris sur nous-mêmes, de la manière dont nous interprétons nos réussites et nos difficultés, mais également des comportements que nous adoptons lorsque nous doutons.
Lorsque nous évitons systématiquement une situation parce que nous craignons de ne pas être à la hauteur, nous nous protégeons temporairement de l’inconfort. Mais nous nous privons également d’une expérience qui aurait peut-être permis de découvrir que nous étions capables d’y faire face.
À l’inverse, chaque fois que nous traversons une situation malgré une certaine appréhension, nous obtenons de nouvelles informations sur nos capacités.
La confiance ne précède donc pas toujours l’action. Très souvent, elle se construit aussi grâce à elle.
L’objectif n’est pas de vous convaincre que vous pouvez tout réussir, mais de développer une perception plus réaliste de vos capacités et davantage de confiance dans votre aptitude à vous adapter lorsque tout ne se déroule pas exactement comme prévu.
Quand le regard des autres prend trop de place
Nous sommes des êtres sociaux. Il est parfaitement normal d’être sensible à ce que les autres pensent de nous.
La difficulté apparaît lorsque cette préoccupation devient si importante qu’elle commence à déterminer nos comportements.
On réfléchit longuement avant de prendre la parole. On modifie son opinion pour éviter un désaccord. On interprète un silence, une expression ou une remarque comme la preuve que l’autre nous juge négativement. Et parfois, nous essayons mentalement de deviner ce que quelqu’un pense de nous alors que nous ne disposons simplement pas de cette information.
Peu à peu, la perception supposée des autres peut prendre davantage de poids que notre propre perception de nous-mêmes.
Le travail consiste alors à apprendre à mieux distinguer ce que vous savez réellement de ce que vous imaginez, à tolérer davantage l’incertitude liée au regard extérieur et à retrouver une manière plus stable de vous positionner.
Vous ne pourrez jamais contrôler complètement ce que les autres pensent de vous. Mais vous pouvez apprendre à ne plus laisser cette inconnue décider systématiquement de ce que vous osez faire.
Comment l’hypnose peut vous aider
L’hypnose peut être utilisée pour travailler sur certaines réactions émotionnelles, représentations et anticipations qui participent au manque de confiance.
Une personne peut parfaitement savoir rationnellement qu’elle possède les compétences nécessaires et continuer pourtant à ressentir une forte appréhension lorsqu’elle doit les utiliser devant les autres.
C’est précisément ce décalage qui peut être intéressant à travailler.
En hypnose, nous pouvons utiliser l’attention, l’imagerie mentale et les suggestions pour explorer différentes manières de vivre les situations qui vous mettent habituellement en difficulté.
Vous pouvez par exemple vous représenter une prise de parole, une rencontre, une décision ou une situation importante tout en travaillant sur les réactions qui apparaissent : tension, peur du jugement, anticipation de l’échec ou besoin de tout contrôler.
Il ne s’agit pas de vous persuader artificiellement que « tout va bien se passer ». Il s’agit de permettre à votre cerveau d’expérimenter d’autres possibilités que le scénario qu’il anticipe automatiquement.
Le travail peut également porter sur certaines représentations de vous-même devenues particulièrement rigides : « je ne suis pas capable », « je vais forcément me tromper », « les autres sont meilleurs que moi » ou « si j’échoue, cela signifie quelque chose sur ma valeur ».
Ces pensées ne disparaissent pas parce qu’on les remplace simplement par des phrases positives. Nous cherchons plutôt à les questionner, à les confronter à votre expérience et à développer progressivement des réponses plus souples.
Faire confiance sans devenir naïf
Retrouver confiance dans les autres ne signifie pas apprendre à faire confiance à tout le monde.
La méfiance a une fonction. Elle nous permet de rester attentifs à certains comportements, de protéger nos limites et de ne pas accorder immédiatement la même confiance à chaque personne que nous rencontrons.
Le problème apparaît lorsque des expériences antérieures conduisent à appliquer le même niveau de vigilance à presque toutes les relations.
Une personne peut alors vouloir créer un lien tout en recherchant constamment les signes annonçant qu’elle sera déçue, rejetée ou trahie. Cette surveillance permanente peut elle-même rendre les relations particulièrement difficiles.
L’objectif est donc de retrouver du discernement plutôt qu’une confiance aveugle.
Observer les comportements réels d’une personne, laisser la confiance se construire progressivement, poser des limites lorsqu’elles sont nécessaires et accepter qu’aucune relation humaine ne puisse offrir une garantie absolue.
Faire confiance devient alors moins une prise de risque incontrôlée qu’une capacité à ajuster progressivement ce que l’on accorde à l’autre en fonction de ce qu’il montre réellement.
Retrouver une relation plus juste avec soi-même
Le manque de confiance s’accompagne souvent d’une exigence très particulière envers soi.
Une réussite devient « normale », tandis qu’une erreur prend immédiatement une importance considérable. On compare ses hésitations intérieures à l’assurance visible des autres et l’on oublie facilement que nous n’avons accès qu’à une petite partie de ce qu’ils vivent réellement.
Retrouver confiance ne consiste pas à développer une image exagérément positive de soi.
Il s’agit davantage de parvenir à reconnaître ses compétences sans devoir les minimiser, accepter certaines limites sans les transformer en défauts personnels et comprendre qu’une erreur n’annule pas tout ce que l’on sait faire.
Une confiance solide n’a pas besoin de vous faire croire que vous êtes meilleur que les autres. Elle vous permet simplement de ne plus avoir besoin de vous sentir inférieur.
Une approche adaptée à votre situation
Le manque de confiance peut prendre des formes très différentes.
Il peut concerner le travail, les relations, le couple, l’apparence, la prise de parole, les décisions, la peur du conflit ou simplement cette impression diffuse de ne jamais être suffisamment à la hauteur.
Nous commençons donc par comprendre précisément ce qui se passe chez vous : dans quelles situations le doute apparaît, ce que vous anticipez, ce que vous ressentez et surtout ce que vous faites lorsque cette peur est présente.
L’accompagnement associe conversation, compréhension des mécanismes en jeu, expérimentation comportementale et travail hypnotique lorsque celui-ci est pertinent.
L’objectif n’est pas de fabriquer une nouvelle personnalité. Il est de vous permettre d’utiliser plus librement les ressources et les compétences que le doute vous empêchait parfois d’exprimer.
Et si vous n’aviez pas besoin d’être certain pour avancer ?
Imaginez prendre une décision sans devoir vérifier dix fois qu’elle est parfaite. Exprimer une opinion sans passer les heures suivantes à vous demander ce que les autres en ont pensé. Oser une situation nouvelle tout en acceptant qu’une part d’appréhension puisse être présente.
La confiance ne consiste pas à ne plus ressentir de peur, à ne plus douter ou à savoir exactement comment les choses vont se dérouler.
Elle apparaît aussi lorsque vous pouvez vous dire : « Je ne sais pas exactement ce qui va arriver, mais je me fais suffisamment confiance pour y faire face. »
C’est cette forme de confiance que l’accompagnement cherche à développer : moins dépendante du regard extérieur, plus réaliste, plus souple et suffisamment solide pour vous permettre d’avancer sans attendre de vous sentir parfaitement prêt.